Peintre figurative, je m’intéresse à la figure, au visage, à la face, au portrait.

J’oppose une résistance à l’aseptisation de l’image (pollution visuelle,  selfies…) en cherchant à réincarner la face.

« comme si la satiété du faux nous avait fait passer la faim du vrai », souligne l’écrivain François Esperet.

Je lutte contre la dilution de l’individu dans notre société globale, mondiale, collective.

Je voudrais peindre tous les visages que je croise, en les peignant, je me les approprie, je les absorbe et je suis tranquillisée, ils ne disparaitront plus.

Dans ma peinture, je cherche une puissance vitale, celle de l’essence de vie du modèle si changeante, construite par ses souvenirs, ses expériences, son présent et son passé et surement aussi son avenir. Je cherche dans le même temps en moi une puissance formelle à la hauteur de l’enjeu, une énergie, une adrénaline qui me permettra par une force gestuelle et des audaces de couleurs de traduire cette tension intérieure qui fait face à une certaine torpeur d’être.

Je me situe entre expressionisme et réalisme classique ;  j’oppose un monde apparemment calme et suspendu à une tension tant intérieure du modèle que d’une gestuelle parfois brutale, un refus d’adoucir, de mêler les pigments et les traces du pinceau.

Mes inspirations : les portraits du Fayoum, Egon schiele, Frida Khalo, Van Gogh, Anselm Kiefer, Picasso, Manet, Giacometti.

 

A l’heure où l’IA invente des visages, je reviens vers Giacometti et Antonin Artaud avec détermination :

« Il [le personnage] est surtout une espèce de noyau de violence. C’est probable d’ailleurs. Il me semble assez plausible qu’il en soit ainsi du fait même qu’il puisse exister… du fait même qu’il existe, qu’il n’est pas broyé, écrasé, il me semble qu’il faut qu’il y ait une force qui le maintienne. » Giacometti Alberto, « Entretien avec Georges Charbonnier », in Écrits, op. cit., p. 245.  

 « Le visage humain, nous dit Artaud, n’a pas encore trouvé sa face […] c’est au peintre à la lui donner ». 

À Propos de Caroline Peter

De formation littéraire et marketing (Hypokhâgne, Paris IX Dauphine), j’ai travaillé plusieurs années dans l’univers de l’entreprise avant de me tourner entièrement vers la peinture en 2006. Après avoir été diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Versailles en 2010 (section peinture), je travaille essentiellement d'après modèle aux Beaux Arts de Paris ainsi qu'à l’académie de la Grande Chaumière.

© 2018. Caroline Peter Créé avec Wix.com

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